L'Arbre au monocle
                                                                                     
                                      
 
«  Un mois déjà et je vois Albert rentré chez lui
avec des gants blancs. Marie Adeline est morte,
de se donner la mort. Lui scrute l’automne au
printemps,
distance et vitesse comme seules préoccupations
d’éternité. Depuis trente ans, sa fille revivait
la séparation du partage comme une blessure
universelle. (Secrète mais que tout le monde
ressentait, partageait.) Les hommes en elle
ressuscitaient l’enfant dans les pleurs. Sa fille était là,
près de lui. Peut-être un  ange de femme fatale avec
le
trouble désir de se taire. Derrière la porte une autre
femme se tenait debout, légèrement complice.
Béatrice.
Ils ne se connaissaient pas, depuis déjà longtemps.
Comme
un épis de blé dans le silence des retrouvailles, il
cherchait
la mer des ciels d’été. Ce désordre des choses et du
mouvement qui vacille l’esprit dans le silence des
yeux.
Mon souvenir est là, qui s’endort.»
 
 
Juillet 1998



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« Vous êtes aussi, dans cette aventure que je relis
parfois
même si je résiste à vous écrire. Mon silence ne vaut
que
pour moi. Tu m’as adressé le délice de ton
enthousiasme
comme on croit au bonheur tout juste après la pluie.
«  Soudain nous devions lui et moi, plutôt lui moi
chercher… » L’esprit commande à l’œil de pleurer
ses gouttes de chagrin. L’autre style, c’est celui qui
reprend l’allure de la dérision systématique à contrer
le réel plus réel que réel. L’uccello sta volando.
J’aurais aimé ce titre dans un passé pas si lointain.
Puis-je à quarante ans, croire encore en l’avenir
poétique,
celui qui dessine au delà des mots des paysages
insensés de beauté.
La mort de Florent m’a rayé le crâne, sa vie peuple
mon cœur.
J’ai le dégoût du factice, de mon intelligente
Solitude.
Je regarde encore par la fenêtre la mesure des
possibles (que j’aime.)
Froidures océanes. Arbres étoilés…et je passe mon
temps à rêver
l’avenir dans le tendre présage des sourires…
et je crois encore que le bonjour d’ici-bas ressemble à
la lumière d’en haut »
 
 
Octobre 1998



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C’est une histoire simple donc absurde
mais cocasse avec mon humeur toujours
criarde à dénoncer l’exagération sans peine,
la volonté sans désir et l’enthousiasme
sans joie. Moi je reste seul, toujours un peu
seul, entre l’intelligence et les principes.
Pas vraiment une question d’éducation
mais la peur du risque à découvrir
l’entière vérité de ses doutes.
«  Aujourd’hui c’est un autre jour,
c’est pas du pareil au même.
Le ciel est plus clair. C’est vrai j’ai bien regardé,
en levant les yeux bien haut. Pas de … doute,
le soleil, est là. Un homme passe et joue
au passant qui attend. En fait il hésite.»
« Et s’il ne pleuvait pas aujourd’hui,
habit sombre ou habit clair, beauté Pascale
de ta lumière…Le regard tourne le paysage
mais finit toujours par choisir
un commencement à son histoire…»



 1998



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Vernissage.

 
Dans l’allée Paul marche, voit des objets. Il se cogne et ne
comprend pas. L’histoire est voilée comme si l’artiste
en trop plein de ressentir ne pouvait communiquer
le plan du sentier qui mène à la piste qui mène au
chemin qui mène…
 
Paul se revoit dans le jardin de sa grand-mère. Sur le
devant du pavillon il n’y a pas de nain de jardin.
Seulement le torse d’un personnage rouillé,
moustaches en fil de fer et chapeau en aluminium.
Son grand-père avait bricolé son bonhomme avec
cette prétention sincère, généreuse, naïve de
témoigner de sa présence humaine, de rendre cet
amas de ferraille vivant comme essentiel à sa vie.
Totem de ses amours, de ses souffrance, de
l’inexprimable et de la révélation de son bonheur
d’aimer.
 
Trois pas en avant. Paul croise le regard d’Adèle.
 
«  La couleur est muette,
l’ombre solitaire
le soleil ravageur…
Est-ce une erreur de croire la distance comme on peut
croire au temps qui passe ? »
 
Paul ne répond pas.
 
Il lui prend la main.
 
 
1999



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Août 2001, qu’il est encore temps
de ce trouver plus digne de ce
croire enfin délivrer de soi-même,
ton sourire navigue cependant de
la lumière à la tempe des étoiles
et au sourire lumineux des astres
bleu blanc lumière de vie et
d’éternité semblable au feu de se
trouver encore et toujours sensible
au charme de la nostalgie
chaleureuse de l’automne et du
muguet qui te guette au lointain
dans ces collines où tu restes au
calme, la montagne est
l’ensemble le plus certain de sa
présence et ton doute qui sera le
mien après les grandes orgues,
celles qui peuvent ouvrir l’espace,
l’espace du soleil
est toujours la félicité du silence,
la grande opaque et certaine
félicité. On ne parle que de soi et
on écoute les autres.



2001



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J’aurais aimé bercer la rondeur cale du vent,
Celle que l’on croit toujours dans la grande simplicité
Du vrai O cieux et qui  vous apprivoise,             
Partons ensemble avec cette soif de se retrouver visible
Dans la joie certaine des possibles rajeunies,
Comment penser la conscience éternelle de l’humain,
Celle qui te regarde vieillir comme on vieillit, tu sais
Une fois la douleur passée, dans la grande nuit du bleu
De Chine, pareil aux yeux du visage sans
La présence du livre des regards, comme on fixe
Le passé sans croire qu’il n’arrivera pas, c’est enfin le
Seul naufrage jamais constaté dans l’écho,
Chercher le trait de lumière dans la pureté du son,
L’étoile
Gothique paraît toujours plus claire à ceux qui l’envisagent,
D’autres restent pour le sourire, ces soirées promises aux
Mémoires tranquilles, la région de cet espace où d’avance
Les fenêtres s’ouvrent,
La petit garçon traîne son ours en peluche pour ne pas, lui
Qui regarde son frère avec la même bonté d’âme sœur.
 

 
2003



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Glaner la houle calme du vent,
Celle que l’on sent parfois dans la belle robe
Du gris O cieux et qui nous tue,                   
Partons ensemble avec cette soif de se trouver
Dans la joie certaine des possibles rajeunies,
Comment rêver la conscience apaisée de l’autre,
Celui qui te regarde dormir comme on sourit, tu sais
Une fois la tendresse offerte à la grande nuit du bleu
De Chine, pareil aux douceurs du visage sans
La présence du livre des regards,
C’est enfin le seul passage jamais constaté dans l’écho,
Chercher le trait de lumière dans la pureté du son,
L’étoile,
Flamme d’étincelles, paraît toujours plus nette à ceux qui l’envisagent,
Ces soirées promises à admettre que j’ai tort
Et que les autres ont raison,
Beauté d’espace où d’avance l’avenir se moque avec délice,
Avec la même bonté d’âme sœur.
 
 

2004



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D’abord, il est impressionnant. Pour cela, il faut bien sûr qu’il soit en métal
pour que le premier contact nous apprenne la dure réalité de la terre,
qu’elle est basse et donc par analogie que l’arrosoir doit être lourd.
Bien vite nous délaissons le tuyau, le système d’arrosage automatique, tout cela est dépassé.
Ce que nous voulons, c’est un rapport privilégié avec les fleurs et les plantes.
L’arrosoir est donc le prolongement de cette attention.
Une caresse, un murmure apporté au pied de la plante,
avec le souci de la voir en dehors des autres, dans sa singularité,
mais aussi dans sa solidarité de voisinage.
Pendant que le robinet remplit l’arrosoir,
nous songeons aux petits travaux à faire, au petit coup de balai à donner,
et immanquablement l’arrosoir déborde
et les pieds écartés tel un crabe sur un rocher,
nous jetons les premières eaux sur les morts de soif qui n’attendaient que cela.
Nous remarquons plus précisément,
ici l’invasion de pucerons ailleurs une attaque de champignons…
 
La pensée du jardinier est toujours en avance sur les futures plantations, floraisons,
mais aujourd’hui il nous faut juste contempler le jardin et le laisser vivre.
Le jardinier ne serait donc plus le maître de son petit monde
puisque le vrai jardinier… c’est le jardin !
 

 
2004




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Le sommeil meurt. L’esprit garde la distance.
Tu ressembles à un chien battu.
 
Aujourd’hui, je meurs d’un été pas sage, comme si la dernière
demeure du bleu n’existait pas. Cette rigueur m’étonne, bien sûr
et je reste un enfant pour la première fois de ma vie.
 
Quel vent !
 
Pleine lune. Presque.
Le feu se consume de sa nécessité.
Sans outrage à la manière d’un soldat. Que je cherche
Ou non le calme étonne. Parfois la vraisemblance des propos
N’a de mise que l’exactitude du reflet.
C’est à dire la mise à nu oblique qui reste
Le privilège d’être.
 
L’oiseau mange l’étoile de son bec
Et le vent toujours à se méfier
 
Pour l’instant l’espace me sert.
La tension existe et ne se relâche pas.
 
Pour une poignée de cerises, le printemps est donc déjà terminé.
Cette leçon de choses, tiens je m’aperçois que j’avais envie d’écrire
Restera, ce mot qui revient comme une facilité à gommer les merveilles
de la mémoire ou de l’enfance. La jonque et ces palais de feux, les corbeaux
aux vents tristes, ce sourire qui habite la maison, l’horloge qui rassure et angoisse.
 
Aujourd’hui. Pareil aux lendemains qui chantent.
L’été reste hostile et la misère du peuple, noire.
 
Blanc comme la tombe. Feux.
 
 
2005



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Un angle vif, une bordée d’injures,
Le loup qui gronde. La repasseuse, blanche et solitaire
Ne parle plus. A fleur de peau. Tu chercheras le regard
 
Juste donc disparaître. La peau qui se réveille à la douleur.
 
Noire. Elle court avec un parapluie à la main.
Le monde est mort. Le pain sur la table.
 
L’auto roule au soleil. Plaisir.
 
La tête est posée sur le sol
Et les yeux indiquent un
Vague mouvement de contentement.
 
C’est là - ni là ni ailleurs -
La nuit serpente le matin
de son rêve d’horizon.
 
 
Janvier 2006



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Exil du rêve dans le songe de l'été

Bleu

Entendre dans la nuit des cris de bonne année

et se rendormir

Peu



L'éternité a son destin.


Janvier 2011



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Quand le vent mord la vitesse
L’orage rassemble la lumière.
 
Quand la vitesse du vent mord la poussière
L'homme résume sa pensée.
 
Quand la vitesse du vent éparpille la poussière,
L'homme résume sa pensée.
 
Quand le vent rattrape le temps qui passe,
L'homme est doux et satisfait.
 
Il comprend les autres.
En comprenant les autres
Il se met authentiquement en dehors de lui.
 
La douleur ne peut plus l'atteindre
Car il sait qu'il va mourir
Et fera tout pour que les autres vivent.
 
Tout l'espoir est là.
 
 
Le 31 mai 2011



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Variante des 5 Continents :
 
S'il est suspect de classer l' Esthétique parmi les Illusions,
Profitons-en pour remarquer que les bagnoles d'aujourd'hui
Ne ressemblent pas à des Pégases sans Aile.    
 
S’il est pratique de classer Simenon parmi les suspects,
Profitons-en pour remarquer que les bagnoles d’aujourd’hui
Ne ressemblent pas plus à une 4 Chevaux sans aile qu’à une Traction sans vent.
 
Sil n’est pas possible d’enlever l’ Esthétique de toute Illusion,
Profitons-en pour noyer notre chagrin
Dans un voyage plus inutile qu’incertain.
 
S’il est rare de compter la joie dans la folie d’aimer,
Profitons-en pour remarquer d’une pierre blanche
Le jour ou je ne sourirai plus.
 
S'il est permis de classer l' Esthétique parmi les Illusions,
Profitons-en pour remarquer que les bagnoles d'aujourd'hui
Complicent deux frères à rires de leurs bêtises.
 
 
Le 07 mars 2012



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Quand la poussière du vent
Etrenne les étoiles,
L’orage rassemble la lumière.
 
Quand la vitesse du vent
Eparpille la poussière,
L'homme se rassemble dans l'action.
 
Quand le souffle du vent
Mord la poussière,
L'homme résume sa pensée.
 
Quand la mémoire
Rattrape le temps qui passe,
L'homme est doux et satisfait.
 
Il comprend les autres.
En comprenant les autres,
Il se met authentiquement en dehors de lui.
 
La douleur ne peut plus l'atteindre
Car il sait qu'il va mourir,
Et fera tout pour que les autres vivent.


 
Tout l'espoir est là.
 

 
Le 27 Mars 2012



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Petit récapitulatif

 
L'Enfer, c'est les Autres.
Sans l'Estime de Autre, nous n'existons pas.
N'existant pas, nous passerons notre temps à prouver que nous existons.
 
Ah ! Papa qui nous avait la tête des mauvais jours
ce 19 novembre 1972 puis après 3 semaines
de nous dire que tu n'avais pas supporté d'avoir 50 ans
(Mes frères Didier et Bruno avaient 22 et 15 ans et Moi 14 ans)
 
Connais-toi toi-même
car nous nous mentons jamais à nous-même
et réconcilié avec toi
lis dans le regard des Autres la preuve de ton humanité.


Le dimanche 2 décembre 2012
 
(Ne pas oublier de mettre à fond - au moins une fois dans sa vie -
le 2 ème morceau du Requiem de Mozart (Dies irae) :
2 minutes de pure énergie vitale.)




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Il fait beau
c'est simple et efficace
Il fait beau
Le ciel est tout bleu, sans nuage
L'écriture perd la nécessité du Moi
La véracité du " Il fait beau" trop présente pour en rajouter.
Il fait beau.

Jeudi 18 septembre (12h18)

Quelques heures plus tard...
Il tombe des cordes
Des cordes à sauter,
Des cordes à linges,
Pour plus d'expression, Voir le dictionnaire.
Bref, il pleut.
Je suis trempé et c'est,
Tout de suite plus personnel.
Mon maillot me colle
Entre les omoplates et J'ai peur d'attraper la crève.
L'écriture du Moi
Sans être Pascalienne (Le moi est haïssable)
est (A vous de trouver le mot).
Je suis Bien chez Moi
A regarder tomber la pluie.

Jeudi 18 septembre (17h16)

Et puis j'ai couru
Vers mon Bel Arbre préféré.
20 minutes de pur Bonheur,
A contempler la lumière
Dans tes courbes
Et l'installer dans ces petits carrés.
Merci à la vie d'être là
Après cet orage
Et toujours croire à la beauté du lieu.
(J'étais à l'heure à ma réunion)

Jeudi 18 septembre (20h13)


2014



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42 petits poèmes du mois de Mai
pour la jardinerie Taffin

Et puis l'ombre attend
La caresse d'un soleil
Et disparaît.


Le 5 mai 2014



Petit poème du soir :

Une goutte d'eau
Respire la lumière
Sans se noyer.


Le 5 mai 2014



Petit poème du soir :

L'altitude du haut
Tombe la poussière
A raz du sol.


Le 5 mai 2014


Petit poème du soir :

Sur le dos d'une petite cuillère
Un escargot pousse
Une bulle de champagne.


Le 6 mai 2014


(Au ras du sol et à ras de terre,
de toute façon sans z,
bon, conservons cette orthographe / le 12 février 2018)




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Ray Charles and Nina Simone
Open space of my heart
You can choose the time of my voice
like your portrait in the city
anyplace over your dream
can have your vortex modulations
J was looking
bird flower in alphabetical order
and so on
The Greateful Dead of Verlaine and Rimbaud

In mobility



Le 6 avril 2014




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Entre désuétude et déshérence,
Il existe un espace,
Un tout petit espace,
Entre l'Objet que l'on a
Et l'Objet que l'on aura,
Entre le jardin japonais
Et le jardin secret.
3 bouts d'herbes mêlées,
Même pas folles,
Peut-être un peu penchées,
Quelques cailloux gris,
Pas vraiment ronds,
Un morceau de métal
Impossible à identifier,
Une empreinte de pas.


Le 4 août 2014



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Je sens la neige
Comme une ombre
Et je cherche par le chemin
Et la joie et l'espoir

J 'ouvre la parenthèse
De l'espace et du caillou
Sans savoir ni le nombre
Qui m'oblige
Ni l''espace qui m'attire

Je reste silencieux
Un moment
Un long moment

Et perdant d'un coup
La nostalgie de l'enfance

Je Vois Clair, si Clair
et Je suis l'instant présent


Le 10 Décembre 2015



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Abécédaire


Eternité : Oh, les Belles Noces ! (20 09 16)

Ironie : Je suis toujours malade après. (20 09 16)

Porte : étonnamment verticale !

Ligne droite : en attente de quadrillage

Chapeau : un nuage blanc sur du feutre noir

Neige : Caresse du vent si nécessaire

S : fumée ou nuage ?

Voyage : En fermant les yeux, départ vers les Souvenirs,
en les Ouvrant , Réalité augmentée

Voisin : Je traverse la rue
et vais saluer un Vieux Monsieur que je ne Connais pas.
Il s'accroche au portail, n'a pas son appareil respiratoire portatif.
Ses yeus sont rouges, ses cernes creusés.
Son sourire est d'Aujourd'hui.

Accueil : J'ai acheté 2 gâteaux pour Midi,
un Paris-Brest et une tartelette aux framboises.
Quel sera le choix de Maman ?

Rêve d'Orient : En allant chercher le dernier Lucky Luke (La Terre Promise)
pour la Collection de mon fils de 7 ans,
j'ai trouvé le Brouillard d'Arles de Van Gogh.
L'Enfance est du Matin.

Accueil : Hum, ce sont mes 2 gâteaux préférés ;
nous les couperons en 2.

Oui : Fin du monde perdu. (20 04 2017)

Oui : fin d'un monde perdu. (03 12 2018)


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33 poèmes à compléter dans le désert


Je marche l'âme belle  / Solitaire /
Comme toujours à autrefois
La nonchalance oblique
A croire notre /  fraternité / et encore
Je pleure à la distance d'exister
Quel / le prétention / de se dire
Demain pareil à aujourd'hui
Puis tu inventes / le labyrinthe /
La / patience / et notre / sourire /


Janvier 89 + janvier 2019 (Entre 2 slash)
(Ces poèmes de 1989 sont composés avec les trous, à l'écriture…)



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Reductio ad absurdum


Commençant à dire Oui par le Non
(Non, tu as raison)
L'Ego, par peur panique de mourir,
Installe son contrôle sur le mental.
(Je suis l'éternité du temps qui passe,
dons l'instant présent
et la valeur absolue du grand tout,
La pomme et son archet,
Vénus et son coquillage,
La réalité, le regard et son image.)

Et, quand parfois, L'Ego perd de sa puissance,
(Si je ne parle pas de moi, je n'existe pas)
C'est le sexe qui prend le relais !
(Si je ne ...........pas, à quoi bon exister ?)

Puis, de temps à autre,
(Est-ce ici que l'Autre intervient ?)
avec sa canne et son chapeau,
L'Ego, satisfait et amusé,
contemple son nom de rue.


Mai 2018